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REVUE DE PRESSE...

 

  • La fusion avec la Communauté de communes (Cdc) du Pays de Villamblard sera effective le 1er janvier 2017:(SO du 1er septembre 2016) 

La fusion avec la Communauté de communes (Cdc) du Pays de Villamblard, qui sera effective le 1er janvier 2017, a été évoquée à nouveau lors du Conseil communautaire de rentrée, qui se tenait lundi à Saint-Michel-de-Double. Les élus avaient décidé de mandater un bureau d'études spécialisé afin d'examiner les fonctionnements de deux entités, les compétences de chacune et de définir des pistes pour harmoniser la fiscalité. Ce rapport sera communiqué lors d'une réunion des bureaux des communautés, mardi 6 septembre à Bourgnac.

  • La fusion avec le villamblardais votée (S.O. du 10 décembre 2015)

Le Conseil communautaire du Mussidanais en Périgord, réuni mardi soir à Bourgnac, a adopté, par 18 voix contre 15, la proposition du préfet de fusion de la Communauté de communes (Cdc) du Mussidanais avec celle du Pays de Villamblard. Le président Michel Florenty avait demandé pour cette « décision très importante » aux conseillers communautaires de passer par l'isoloir.
 « Ce n'est pas une position claire, on tourne en rond, il faut éviter l'immobilisme. » Le vote laisse sur leur faim nombre d'élus du Mussidanais, qui souhaitaient voir exprimer une réponse claire à l'idée de rapprochement avec la Communauté de communes Isle Vern Salembre (CCVIS), avec laquelle des contacts ont été établis.
Loin de l'axe est-ouest
La motion a minima votée mardi propose tout au plus « que les futurs rapprochements d'EPCI (1) se fassent suivant la logique du bassin de vie de la vallée de l'Isle (est et ouest) » et, qu'en attendant, s'engage davantage de mutualisation avec les communautés voisines.
On est encore bien loin d'une détermination à engager le Mussidanais au sein de l'axe est-ouest. Ce choix, voté la semaine dernière par Mussidan, devait faire l'objet d'un amendement déposé hier par Stéphane Triquart, le maire de Mussidan, auprès de la commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI).Cette position avait d'ailleurs fort peu de chance de faire l'unanimité mardi soir, les maires Bertrand Mathieu (Bourgnac) et Jean-François Melkebeke (Les Lèches) restant fermement partisans du rapprochement avec le Bergeracois. D'autant moins de chance que l'élu bourgnacois a fait clairement état du projet de voir naître une commune nouvelle Bourgnac-Issac (Pays de Villamblard).

Les communes et communautés de communes ont reçu cette semaine le projet de schéma intercommunal proposé par le préfet. Elles ont désormais deux mois pour donner leur avis. 

  • Nord-sud ou est-ouest, la fusion reste en débat... (S.0 du 26 oct 2015)

Le Conseil communautaire du Mussidanais, réuni mardi aux Lèches, devait examiner le projet de fusion avec la Communauté de communes (CdC) du Pays de Villamblard. Cette proposition de rapprochement faite par la préfecture prend en compte les dispositions de la loi Notre.
Et mardi, les élus devaient se prononcer pour ou contre le projet, mais ils ont décidé de surseoir. Si aucune décision n'a été prise au terme des débats, un tour de table constructif a permis aux délégués communautaires de développer leurs arguments et positions, tant personnelles que municipales.
Peu pour le statu quo
Mussidan, Bourgnac et Les Lèches, trois communes qui avaient déjà pris position pour un rapprochement avec le Bergeracois, ont confirmé leur volonté. Elles rejettent l'idée de fusion avec le Villamblardais, la jugeant insuffisante, mais ne s'opposeraient pas à une fusion élargie des deux entités avec la Communauté d'agglomération bergeracoise (CAB).
Le principe de statu quo, un temps défendu, ne semble pas être en mesure de recueillir la majorité. Seuls Daniel Tournier et Serge Durant (maires respectifs de Saint-Étienne-de-Puycorbier et Saint-Michel-de-Double) argumentent en ce sens. Fort logiquement, les communes situées au nord de l'Isle se sentent aussi géographiquement moins attirées vers le Bergeracois.
45 000 habitants
À l'axe nord-sud, d'autres opposent l'idée d'un rapprochement est-ouest qui correspondrait davantage aux échanges locaux : le territoire de la vallée de l'Isle, Saint-Astier-Neuvic-Mussidan-Montpon, complété par l'intercommunalité du Pays de Villamblard, avoisinerait les 45 000 habitants. Ce qui lui permettrait de rivaliser et de peser autour d'une table de négociation. « La vallée de l'Isle offre une cohérence, mais il faut aller vite, on attend depuis trop longtemps ! », martèle Stéphane Triquart, le maire de Mussidan.
Michel Florenty, président de la CdC du Mussidanais, a fait état de discussions et de contacts en cours et a accepté mardi le principe de repousser la décision au prochain Conseil. Son téléphone ne devrait pas refroidir les jours prochains... Cela permettra peut-être de concilier des positions divergentes et de restaurer ce qui a manqué lors du débat d'un soir, selon Jean-Luc Tomski, l'édile de Saint-Martin-l'Astier, « l'unité pour défendre le Mussidanais ».

  • Congrès des maires en Dordogne : les élus se disent "malmenés" par l'État (S.O du 17 oct 2015)

Une année « chargée », « très particulière » voire « charnière », 2015 n'aura pas manqué de qualificatifs, hier matin, lors du congrès des maires qui s'est tenu à Boulazac. Il faut dire que les sujets qui fâchent les élus ne manquent pas, comme l'a confirmé cette réunion, qui fait figure de baromètre de l'opinion des élus municipaux.
Bernard Vauriac, le président de l'Union des maires s'est d'ailleurs fendu d'un discours musclé envers l'État, estimant que l'état d'esprit des maires ne pouvait relever que du « scepticisme » face aux réformes. « Nous sommes malmenés, a-t-il lancé. Nous aspirons à plus de sérénité. »
Quant à la réforme territoriale, Bernard Vauriac a déploré un manque de concertation. « Les élus auraient souhaité une respiration, a-t-il souligné. Aujourd'hui, ils espèrent surtout que ce sera le dernier schéma de coopération intercommunale. »
D'autres n'ont pas caché leur colère, comme ce maire du Bergeracois : « Arrêtez de nous engourdir l'esprit avec la ruralité ou l'égalité, ce charcutage départemental se résumera à quelques baronnies ! Foutez-nous la paix et laissez nous travailler ! » Certains auraient souhaité construire ces nouveaux territoires « librement ».
Peser dans la Grande région
De son côté, Germinal Peiro, le président du Conseil départemental et député a plaidé pour des intercommunalités « à taille humaine ». « On ne peut pas raisonner pareil dans les zones rurales », a-t-il estimé
Face aux élus qui s'inquiètent de la prise en compte des oppositions, Christophe Bay, le préfet, a assuré qu'il privilégierait le « consensus ».
« Il faut constituer des intercommunalités fortes qui soient capables d'être des interlocuteurs dans la Grande région », a-t-il ajouté. Et l'enjeu est de taille. Seules les collectivités de plus de 30 000 habitants pourront avoir un représentant aux conférences territoriales de l'action publique, qui régiront les relations entre Régions et territoires.
En Dordogne, seules les agglomérations de Périgueux et de Bergerac pourront donc avoir voix au chapitre alors qu'à terme, le département devrait compter 19 intercommunalités.
« Les 17 autres territoires devront désigner un seul représentant, nous avons une nouvelle culture à construire entre nous », a observé Jacques Auzou, le président du Grand Périgueux et maire de Boulazac.
Deux visions opposées
Le débat a alors pris une tournure politique où deux visions se sont affrontées. « Nous ne devons pas devenir la dent creuse de la Grande région, c'est une responsabilité historique dans l'organisation du territoire », a répété Jean-Jacques de Peretti, le maire de Sarlat (droite). Une vision privilégiant les intercommunalités de grande taille que n'a pas partagée le sénateur socialiste Claude Bérit-Debat, qui a rappelé que seule la Communauté de communes des Côteaux de Sigoulès était obligée de fusionner.
La prochaine réunion de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) aura lieu en janvier. 2016 devrait aussi avoir une saveur particulière.

  • Bergerac : ces communes qui penchent vers la CAB (S.O du 16 oct 2015)

Mussidan, Les Lèches et Bourgnac. Trois communes dont le Conseil municipal se dit prêt à rejoindre la future Communauté d'agglomération bergeracoise (CAB), refonte de la carte des intercommunalités oblige. Un choix surprise, à contre-courant des propositions émises par le préfet Christophe Bay, début octobre.
Chiffres à l'appui, Stéphane Triquart, le maire de Mussidan, 2 908 habitants, a plaidé la cause d'une fusion avec la CAB en lieu et place de la Communauté de communes du Pays de Villamblard, mercredi soir. Le Conseil municipal des Lèches, 343 habitants, et celui de Bourgnac, 332 habitants, en ont fait autant, l'un mardi, l'autre également mercredi.
Rousseau temporise
Pour Jean-François Melkebeke, maire PS des Lèches, seule une fusion avec les Communautés de communes Isle Vern Salembre en Périgord (Neuvic et Saint-Astier) et Isle Double Landais (Montponnais) aurait été viable pour contrebalancer les intercommunalités de Périgueux ou Bergerac : "Je n'ai plus envie d'attendre." "Pour nous, c'est compliqué", convient Marie-Rose Veyssière, présidente du Pays de Villamblard, la Communauté de communes promise au Mussidanais et qui, en l'état, se retrouverait isolée. Jointe ce jeudi après-midi, elle devait réunir les maires de la petite intercommunalité dans la soirée avant d'adopter une position : "On va mettre le problème sur la table."
Le préfet aura beau trancher en dernier ressort, ce mouvement de balancier pourrait conforter Dominique Rousseau. Mais le président de la CAB temporise au risque de doucher les ardeurs des élus des trois communes : "Que l'agglomération puisse représenter une attractivité, oui, mais je ne suis pas convaincu que les élus de notre CAB soient prêts à intégrer une partie du Mussidanais. La Communauté de communes des Coteaux de Sigoulès, c'était prévu, que d'autres communautés de communes nous rejoignent, oui, mais il faut prendre le temps d'y réfléchir."

En toute hypothèse, Dominique Rousseau ne conçoit pas le ralliement avec tout ou partie du Mussidanais "avant 2020".