Association Taillefer

Le bureau:
Présidente : Catherine PAOLETTI - 05 53 81 97 40
Trésorier : Didier MARCHAND - 06 82 14 37 67
Secrétaire adjoint : José RUIZ - 05 53 81 96 20

www.association-taillefer.fr 


Association n°3755 type loi du 1er juillet 1901 créée le 30 mai 1996 (reconnue d'intéret général)
Siège social: mairie de Villamblard.
Buts :

  • Recenser le patrimoine historique et préhistorique du Pays de Villamblard
  • Aménager un local dans lequel ce patrimoine pourra être montré
  • Intéresser le plus grand nombre à la sauvegarde de leur patrimoine (publication d'une revue, réunions, expositions,...)

DERNIERES ACTUALITES DE L'ASSOCIATION

  • Réalisation d'un film de présentation du château et achat d'un écran (Budget participatif 2020).
  • Acquisition d'une collection de plus de soixante plaques de cheminée (M Rahier).
  • Aménagement d'un espace d'exposition dans le logis Est du château récemment restauré.
  • Projet d'aménagement d'une salle d'expo dans le château retenue par le Budget participatif de la Dordogne (subvention de 21000€ obtenue)
  • Acquisition d'une collection de marmites en fonte provenant des forges de la vallée de la Crempse (août 2019)
  • Les compagnons du devoir ont terminé la pose de la deuxième cheminée (juin 2019)
  • Bernard Lesfargues nous a quitté (février 2018)
  • L'association a bénéficié de deux dons de jolis meubles qui ont pris place dans les diverses pièces du château (2018)
  • Le nouveau contingent de compagnons du devoir tailleurs de pierre est venu visiter le château et préparer la restauration de la deuxième cheminée.
  • La collecte organisée par le biais de la Fondation du Patrimoine pour aider au financement de la future tranche de travaux a déjà permis de récolter 8000€.
  • Travaux de consolidation des murs des douves de la haute cour. Mise à jour  de l'empierrement de la cour.
  • Les élèves compagnons tailleurs de pierre ont terminé la réfection de la première cheminée (juin 2017).
  • 1996/2016 :  20 ans !!! 20 ans !!! 20 ans !!! 20 ans !!!

Les derniers travaux réalisés par l'association au château de Barrière à Villamblard :

  • Aménagement d'une salle d'exposition dans le château (2ème étage logis Nord) pour montrer une collection de plaques de cheminée provenant de la collection JM RAHIER. (en cours)
  • Aménagement d'un espace d'exposition dans le logis Est du château récemment restauré.
  • Réalisation est pose des deux portes d'entrée du chäteau.
  • Pose du carrelage au rez de chaussée du logis Est et de l'oratoire.
  • Travaux de consolidation des murs des douves bordant la haute cour, mise à jour de l'empierrement ancien de la cour.
  • Pose et traitement de la terre cuite sur les trois niveaux du grand logis nord.
  • Pose des poutres et du plancher sur la salle du RDC du donjon
  • Restauration de la cuve en pierre
- réfection des marches de l'escalier de la cave
- aménagement de la cave (barriques, pressoir...
- pose d'une porte au rez de chaussée de la tour de l'escalier

Travaux en projets :


  • Aménagement d'une salle d'exposition dans le château (2ème étage logis Nord) pour montrer une collection de plaques de cheminée provenant de la collection JM RAHIER.
  • Travaux liés à l'accessibilité du bâtiment (sur l'avant du château).
  • Mise en valeur de la cave du château donnant sur la rue E Dupuy.

Henri Wlgrin de TAILLEFER

Henri Wlgrin (on prononce Oulgrin) de TAILLEFER est né en 1761 au château de Barrière à Villamblard. Le jeune Henri se consacre très tôt à sa passion pour l'histoire et l'archéologie. Dans son célèbre livre "les Antiquités de Vésone", il explique qu'étonné du peu d'importance que les historiens de l'époque donnaient au Périgord, il voulait sortir "sa patrie de l'oubli peu mérité auquel elle était condamnée". Il cherche et étudie les textes anciens, achète les médailles, monnaies gauloises et romaines que les agriculteurs trouvent dans les champs ainsi que quelques sculptures anciennes. Sa collection contenait déjà en 1783 plus de 400 pièces et médailles en argent, bronze ou or. Elle se trouvait dans une tour, aujourd'hui disparue du château de Villamblard.

TAILLEFER émigre à la révolution, sa collection est alors dispersée. A son retour, en 1800, n'ayant plus les moyens de vivre en chatelain, il vend le château de Villamblard et s'installe à Périgueux. Là, il va consacrer son temps et ses revenus à la sauvegarde du patrimoine. Toutes les pierres gallo-romainess qu'il a pu préserver ainsi que sa collection de bijoux sont visibles au musée Vesunna à Périgueux.

                               Association TAILLEFER
Il était donc naturel que l'association, créée pour mettre en valeur le patrimoine du canton de Villamblard prenne le nom de ce Villamblardais bien connu, à la fois pour ses recherches historiques mais aussi parce que c'était un homme aimable et généreux.
Créée en 1996, l'association TAILLEFER poursuit ses activités en faveur du patrimoine du Pays de Villamblard. A l'actif de l'association, une quarantaine de publications, soit près de 1400 pages consacrées au patrimoine et à l'histoire locale; un livre sur l'histoire du "Château et des seigneurs de Barrière"; un colloque sur l'oeuvre d'Henri Wlgrin de TAILLEFER, l'archéologue et historien; l'édition des actes de ce colloque. Il faut y ajouter plusieurs autres publications, des animations et des visites découvertes régulièrement organisées.
Une plaque en l'honneur de la naissance d'Henri Wlgrin de TAILLEFER a été dévoilée le vendredi 19 mai 2006 en présence du maire et conseiller général Jean FOURLOUBEY. L'association fêtait son dixième anniversaire.
Depuis plusieurs années, des bénévoles de l'association, en relation étroite avec la commune de Villamblard, s'activent à la restauration du château de Barrière. Tous les murs intérieurs des trois étages ont été rejointés et l'électricité installée. Une salle à la base de l'ancien donjon a été déblayée puis recouverte d'un plancher. Une rambarde a été installée autour de la terrasse de l'ancienne tour ronde. La cave a retrouvé ses barriques et son vieux pressoir (don de la famille Augiéras). Les trois étages du logis Nord ont été recouverts de 300m2 de terre cuite. Des grilles en fer forgé ont été disposées pour sécuriser les ouvertures du rez de chaussée.
 



Bernard LESFARGUES est décédé le 23 février 2018, il avait notamment traduit « La Maison verte » de Mario Vargua Llosa.

C ’était un homme aussi discret que reconnu. Un professeur agrégé d’espagnol, traducteur, essayiste, éditeur, poète aussi, bref, une sommité. Bernard Lesfargues, 93 ans, est décédé vendredi matin à la maison de repos du château de Bassy, à Saint-Médard-de-Mussidan. Au printemps 2016, retiré dans la maison familiale d’Église-Neuve-d’Issac, il célébrait l’entrée dans la collection de la Pléiade du grand écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, dont il a notamment traduit « la Maison verte ». À coup sûr l’aboutissement d’une carrière de linguiste qui ne s’est toutefois pas limitée à la stricte traduction de l’espagnol. Car Bernard Lesfargues était un occitaniste revendiqué, lui dont la mère fut présidente du groupe folklorique des Abeilles bergeracoises

Il faut imaginer le jeune Bernard, s’entichant d’occitan, cette contrée linguistique d’un autre temps qu’il quadrillera, solide bagage universitaire en main, avant de faire découvrir aux lecteurs français les grands noms de la littérature ibérique.

Récompensé en Catalogne

Professeur au lycée du Parc, à Lyon, Bernard Lesfargues traduit de l’espagnol une dizaine de livres pour les éditions Gallimard, Le Seuil, Plon et autres Actes sud. Dont « La Maison verte », qui révèle en 1969 Vargas Llosa, et « La Relation de voyage », de l’explorateur Cabeza de Vaca. « C’était un grand connaisseur de langues romanes et le plus grand spécialiste de la langue catalane jusqu’à ces jours-ci », dit le Bergeracois Christian Régnier, lui aussi linguiste et notamment traducteur d’Arturo Perez Reverte.

De fait, Bernard Lesfargues s’emploie à traduire « La Gloire incertaine » de Johan Sales, entre autres grands noms de la littérature catalane, à une époque où l’Espagne de Franco interdit l’usage de cette langue. Les intéressés lui en sauront gré : en 1999, il est décoré de la Croix de Sant Jordi, plus haute distinction de la Généralité de Catalogne, par son président d’alors Jordi Pujol.

Quelques prix plus tard, en janvier 2015, c’est une bibliothèque du centre-ville de Barcelone qui est inaugurée à son nom.

Bernard Lesfargues fut aussi un « petit » éditeur à la tête de Fédérop, maison reprise depuis bientôt vingt ans par Bernadette Paringaux. Poésie, nouvelles, contes, romans, ethnologie, sociologie, récits occitans : il y a de tout dans les 160 titres publiés alors. Des textes de dimension internationale, de surcroît.

Une anecdote qui vaut bien des discours : basé à Église-Neuve-d’Issac, Fédérop était le seul éditeur français à avoir publié le poète espagnol Vincente Aleixandre lorsque celui-ci se voit attribuer… le prix Nobel en 1977. « Gallimard a racheté, en catastrophe, les droits dans la nuit », rapporte Annie Delpérier, présidente de l’Académie des lettres et des arts du Périgord, dont Bernard Lesfargues fut le prédécesseur dans les années 2000.

Un défenseur du patrimoine

Un ardent défenseur de l’occitan, donc et du patrimoine local : à la fin des années 90, il milite à la tête d’associations, comme "Taillefer", à Villamblard, ou "Les Amis de la chapelle de Tresséroux", aux Lèches, édifice du XIIe siècle, restauré et immanquable sur la route de Mussidan.

Et l’intéressé ne manquait pas de répondre aux sollicitations. « Dès qu’on avait une ‘‘ journée du livre’’, on allait le chercher. Et il répondait toujours présent, peut-être au détriment de son œuvre personnelle », souffle Annie Delpérier. Des poèmes en occitan et en français distillés, « parfois sur l’insistance de ses amis », dans quelques recueils.

« Peut-être 2018 sera l’année où on voudra bien se souvenir de lui à Bergerac. »